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Crococycle

Sans doute êtes-vous tenté de vous lancer dans l'aventure du cyclotourisme, ce vélo sans compétition mais pas sans qualité. En dehors du plaisir de rouler, de la convivialité à partager, du bonheur de la découverte qu'amène le déplacement paisible qu'offre la bicyclette, une question vous interpelle : "Le vélo est-il bon pour la santé ? Pour ma santé ?" A défaut  de répondre à toutes vos questions, cet imprimé devrait pouvoir éclairer pas mal votre lanterne.

Bonne lecture et, peut-être, à bientôt sur les routes avec le G.C.N.

 

CYCLOTOURISME ET SANTE


 

LES BIENFAITS CERTAINS

 

Ø  Cœur

 Un entraînement harmonieux va régulariser le rythme cardiaque et atténuer le souffle au cœur des enfants. Il va augmenter la capacité des cavités cardiaques et muscler leurs parois. La cylindrée du cœur va augmenter. Au repos, il battra moins vite, et accélérera moins à l'effort pour récupérer plus rapidement ensuite. Par rapport au cœur du sédentaire, celui du sportif pourra produire des performances bien supérieures en fatiguant moins le potentiel cardiaque du sujet concerné.

 

Ø  Appareil respiratoire

Le sport augmente la capacité vitale des poumons, et renforce les muscles respiratoires. Il est bénéfique en cas d'asthme. Il augmente et stimule les échanges gazeux ; l'apport d'oxygène et le rejet de gaz carbonique sont augmentés. L'intensité de la respiration pendant les efforts physiques mobilise des territoires pulmonaires inactifs chez le sédentaire.

 

Ø  Vaisseaux

L'activité physique suffisamment intense et prolongée provoque une vasodilatation des vaisseaux sanguins. Les tuyaux étant plus larges, la pression - tension artérielle - va baisser et cela  pendant encore plusieurs heures après la fin de l'exercice physique en question. D'autre part, la perte de sodium provoquée par la transpiration va induire une fuite hydro-électrolytique aussi efficace qu'un médicament diurétique pour faire baisser la tension artérielle. Parallèlement, les contractions des muscles des jambes vont stimuler la circulation veineuse de retour vers le cœur, évitant les problèmes de stase sanguine et minimisant les conséquences des varices. Le pédalage en douceur, mais plus encore la marche, s'avéreront les meilleurs massages naturels.

 

Ø  Sang

 

La pratique régulière d'un sport d'endurance fait baisser les graisses contenues dans le sang : cholestérol et triglycérides, toutes les deux impliquées dans les accidents cardio-vasculaires. Une analyse plus fine révèle même un accroissement du bon cholestérol (HDL) et une baisse du mauvais cholestérol (LDL).

Le sport mobilise la masse sanguine, augmente sa vitesse de circulation, et optimise la fluidité sanguine en augmentant la destruction des éléments sanguins responsables de la formation des caillots.

 

Ø  Os

 L'activité physique favorise la fixation du calcium sur les os. Elle solidifie et renforce le squelette. Exemple, chez les tennismen, le bras tenant la raquette présente une densité osseuse supérieure de 30 à 40 % par rapport à l'autre bras. Chez les sujets plus âgés, elle diminue le risque d'ostéoporose : le col du fémur des cyclistes sera plus résistant chez les cyclistes âgés que chez les sédentaires de même âge.

 

Ø  Articulations

 Le sport pratiqué dans de bonnes conditions entretient la mobilité et la souplesse articulaire. Il favorise l'irrigation et la nutrition des cartilages articulaires, augmente leur épaisseur et leur surface. Le cyclisme, sport où le poids du haut du corps repose sur la selle, permet aux hanches de travailler en décharge, et participe à la prévention de la survenue d'arthrose sur ces articulations à condition d'utiliser des braquets raisonnables. A vélo, les chevilles, genoux, hanche et colonne vertébrale ne subissent pas tous les micros-traumatismes observés dans les sports debout, en particulier dans la course à pied qui est en fait une suite de sauts.

 

Ø  Muscles

C'est une évidence d'affirmer que le sport développe le volume musculaire. Le cyclotourisme, sport plus complet qu'il n'y paraît, influencera directement les muscles des jambes, les fessiers, et les muscles cervicaux, dorsaux et lombaires. Les muscles des membres supérieurs, des épaules, les pectoraux et les abdominaux seront par contre un peu les parents pauvres de ce sport. La musculation hivernale aura notamment pour rôle de les renforcer, afin d'harmoniser l'ensemble de la musculature et renforcer les points faibles.

 

Ø  Digestion

Par l'action mécanique de brassage de l'abdomen et des intestins lors du mouvement de pédalage, le cyclisme combat la constipation de manière particulièrement efficace. De plus, l'exercice physique d'endurance protégerait contre les hémorragies digestives chez les sujets âgés.

 

Ø  Hormones

Le sport augmente la sécrétion d'endorphines, hormones bien spécifiques et particulièrement bénéfiques, sorte d'euphorisants naturels. On leur doit l'état de bien être qui suit chaque sortie. On peut affirmer que le sport remplit par leur intermédiaire la fonction d'anxiolytique et d'antidépresseur. Les sports d'endurance favorisent la pénétration du glucose dans les cellules de l'organisme ils favorisent une régulation naturelle de la glycémie, diminuant de ce fait le besoin des diabétiques en insuline (hormone de stockage des sucres) et en médicaments faisant baisser la glycémie.

 

Ø  Sommeil

Un sport d'endurance comme le cyclotourisme va favoriser l'endormissement, allonger le temps de sommeil et diminuer le nombre de réveils nocturnes, à condition d'être pratiqué le matin ou l'après-midi. Par contre, suite à un brevet finissant tard le soir, vous pourrez avoir des difficultés à sombrer dans les bras de Morphée.

 

Ø  Durée de vie

La pratique régulière d'une activité physique significative, par exemple six à huit heures de vélo par semaine, serait susceptible d'allonger l'espérance de vie de deux années. Il va de soi que, si le sport est associé à une bonne hygiène de vie et à une diététique raisonnable, ce délai peut encore être amélioré.

 

Ø  Psychisme

Le sport amplifie l'oxygénation du corps dans son ensemble, et jusque dans les moindres recoins. Le cerveau bénéficie de ces apports supplémentaires, ce qui facilite ensuite la réflexion et la décision, et aide la mémoire.

L'exercice physique constitue une très bonne prévention contre la dépression nerveuse. Il augmente la confiance et l'estime de soi, diminue le stress mental et l'anxiété.

Chez les épileptiques, il tend à espacer les crises. Le sport aide à occuper une retraite, évite de sombrer dans une inactivité physique en tous points préjudiciable, et permet d'avoir des objectifs. Le sport incite spontanément les pratiquants à limiter leur consommation de tabac et d'alcool.

 

En conclusion :

Il est clair que la pratique régulière d'un sport d'endurance est un élément positif dans l'amélioration de la santé et dans son maintien. Il faudra bien sûr l'adapter à son âge et à ses conditions de vie. Un excès d'intensité sur un organisme insuffisamment préparé sera certainement préjudiciable. Enfin, les substances dopantes laissent très fréquemment des traces irréversibles sur les organismes de leurs consommateurs réguliers.

Les médecins qui préconisaient, voici un quart de siècle, le sport à tout prix comme facteur de meilleure santé, affinent désormais leur théorie et recommandent essentiellement des sports d'endurance effectués raisonnablement, sans atteindre le surmenage articulaire ou cardio-vasculaire. D'autre part, une activité physique intense et vigoureuse est dévalorisée par la brièveté du temps qui y est consacré chaque semaine, alors que les exercices modérés, facilement répétés, entraînent finalement une dépense énergétique mieux répartie et quantitativement supérieure.

 

Jean-Louis Rougier

(Kinésithérapeute du sport)

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